La peinture

Si les collections du musée de l’École de Nancy sont essentiellement tournées vers les arts décoratifs, la peinture n’en est pas moins présente. D’autant plus que certains des artistes décorateurs étaient peintres de formation, comme Camille Martin ou Victor Prouvé.

Parmi les artistes conservés par le musée, Charles de Meixmoron de Dombasle appartient à la génération qui précède le mouvement de l’École de Nancy. Il est l’introducteur de la peinture impressionniste à Nancy en invitant, par trois fois, les impressionnistes à exposer au Salon de la ville, entre 1873 et 1888. Peintre de paysages, son œuvre peut être empreinte de naturalisme ou se situer à la frontière du symbolisme (Quatre heures du matin à Diénay ou Effet de nuit).

La production picturale d’Émile Friant est essentiellement constituée de portraits de notables, de scènes de genre (Le Déjeuner des canotiers ou Les Canotiers de la Meurthe) et de rares paysages. Son œuvre s’inscrit dans la mouvance naturaliste dont le caractère instantané s’inspire du procédé photographique. Henri Royer, avec sa Prière à Saint-Tugen, s’inscrit dans la continuité de Friant.

Camille Martin fait partie de ces jeunes artistes qui ont été influencés par la peinture de plein air. En effet, son œuvre est essentiellement caractérisée par le paysage (Kichompré) mais elle peut tendre également vers la décoration (Le Soir), faisant ainsi écho à son travail dans le domaine des arts décoratifs et de l’image.

Quant à Victor Prouvé, son œuvre picturale est foisonnante : de la peinture de chevalet à la décoration. Le musée conserve notamment un portrait d’Émile Gallé devenu l’une des représentations les plus célèbres du chef de file de l’École de Nancy. Les voyages de Victor Prouvé en Tunisie (1889-1890) sont évoqués avec Le Cavalier arabe. Son œuvre est parfois marquée par le courant symboliste comme avec Vision d’automne. Enfin, le plafond Les Fruits permet d’aborder sa participation au grand décor républicain.

Le musée conserve également quelques œuvres de Jacques Majorelle dont cette Scène du Caire ou Marg, Égyptiennes.

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