Luminaires, la modernité Art nouveau

Les artistes de l’École de Nancy ont été parmi les premiers à concevoir des luminaires électriques. Le musée conserve une trentaine de ces pièces dont certaines sont des emblèmes de l’Art nouveau.

Avec l’apport de l’électricité domestique, les créateurs nancéiens vont imaginer les premiers modèles de luminaires, à poser ou à suspendre. Les collections permanentes en présentent plusieurs exemplaires, qui participent à la restitution de l’atmosphère d’une habitation 1900. Les premières pièces ont rejoint les collections avec la donation d’Eugène Corbin en 1935 puis le fonds a été progressivement développé.

Émile Gallé va s’intéresser aux lampes à partir de 1902 et se tourner, à nouveau, vers la nature pour créer des objets totalement inédits. Ainsi la monture de la lampe aux ombelles s’inspire-t-elle de la tige et des feuilles de cette plante alors que les fleurs et les graines décorent la vasque et son support. Le surtout Les pontédéries ou la suspension Oignon témoignent des ressources trouvées dans les végétaux pour concevoir ces nouveaux objets. La lampe Les Coprins illustre trois champignons à diverses stades de croissance et a donné naissance aux célèbres « lampes champignon » de l’Art nouveau nancéien.

La manufacture Daum va collaborer avec Louis Majorelle dans ce domaine en associant globes en verre et monture en métal. Le flambeau Magnolia en est un parfait exemple. Le support évoque le mouvement dynamique et vertical des tiges alors que le fin travail de verre gravé et coloré des globes reproduit la carnation des fleurs. La lampe Figuier de barbarie adopte le même principe, associant un travail de métal patiné et de verre coloré pour ce luminaire exceptionnel et unique.

Le musée conserve aussi des lampes des frères Muller, en particulier la lampe La nuit plus classique dans sa forme et son décor évocateur d’hibou et de chauve-souris.

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