Le

de à MJC Lillebonne

Conférence, Concert

Rencontre avec l'artiste Patrice POCH suivie d'un apéro-mix avec l'artiste et DJ Harry W

Dans le cadre de la saison des Arts urbains à Nancy, venez échanger avec l'artiste Patrice POCH à la MJC Lillebonne, qui réalise parallèlement une oeuvre in situ au musée des Beaux-Arts entre le 16 et le 18 novembre 2019. La rencontre sera suivie d'un apéro-mix avec l'artiste et DJ Harry W.

Dans l’univers de l’art de rue, rares sont les artistes qui attachent autant d’importance à l’esthétique du rock et aux icônes de cette culture de la rébellion que Patrice POCH. Depuis le début des années 2000, il plonge dans les archives musicales de la scène punk et new wave française et belge des années 1970 et 1980, pour réaliser des portraits de groupe de cette génération, tirés d’après des photographies d’époque. Son approche minimaliste est reconnue comme une marque de fabrique : une technique - le pochoir -, de la peinture acrylique et un parti-pris réaliste qui privilégient autant que possible des portraits à taille humaine. Bloody Belgium, Rennes 1981, Marquis de Sade sont parmi les projets les plus aboutis d’une démarche qui jongle entre ethnomusicologie et graffiti, pour idéaliser des instantanés d’une époque révolue.

Ces derniers mois, Poch s’est tourné vers la scène punk et new wave nancéienne. Il a  rencontré des acteurs de ce milieu et à étudier leurs archives. KaS Product, Blockhaus, Babies, Dick Tracy, Cerbere, Matrix et Vomi : autant de groupes qui ont fait l’histoire musicale de cette ville ressortent de cette recherche et s’affichent dans une première série de portraits hommages à cette scène musicale . Comme l’art urbain, le rock est un phénomène global autant qu’une culture locale. Il se glisse dans les capitales, les villes et les campagnes, autant pour devenir le terrain d’expression d’identités locales que pour définir les codes d’une époque.

Carte blanche à l'artiste Patrice POCH

Bio :
Né en 1972 – Vit et travaille à Rennes. Depuis ses 14 ans, Patrice Poch gravite dans l’univers punk-rock : Harrington et Doc Martens, guitares saturées et concerts énervés. Culture « do it yourself » et appropriation de la rue, il s’intéresse très vite au pochoir et réalise ses premiers « bombages » dès 1988. Fin 80’s, il découvre le mouvement hip hop et le graffiti. Autodidacte, il s’investit alors dans cette nouvelle pratique et multiplie à un rythme quasi stakhanoviste les peintures sur les murs et les trains franciliens. À cette époque, l’Europe est alors le terrain de jeu d’une « internationale » du graffiti. Il voyage, se confronte à d’autres cultures et d’autres artistes. À la fin des années 90, il opte pour un travail plus minimaliste. Privilégiant d’autres médiums, il multiplie logotypes à l’acrylique, collages in situ, pochoirs et affiches. Les références et les citations de ses interventions dans la rue sont influencées par l’imagerie punk rock. début des années 2000, il prend le parti d’une représentation de personnages à taille réelle, ouvrant un dialogue et une interaction avec le spectateur. Anachroniques, les figures qu’il représente sont les acteurs d’une scène punk 80’s dont la rue est le décor, propice à toutes les errances. Fidèle aux codes iconographiques chers à ses jeunes années, il idéalise les instantanés d’une époque révolue. 

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